La Bourse de Paris finit la semaine en fête, retrouve les 6.500 points

La Bourse de Paris a enchaîné une troisième séance de nette hausse vendredi, grimpant de 1,64% en retrouvant les 6.500 points, portée par l'espoir que le pic de l'inflation soit passé, mais la tendance reste précaire en raison du faible nombre d'investisseurs présents.  […]

La Bourse de Paris a enchaîné une troisième séance de nette hausse vendredi, grimpant de 1,64% en retrouvant les 6.500 points, portée par l'espoir que le pic de l'inflation soit passé, mais la tendance reste précaire en raison du faible nombre d'investisseurs présents. L'indice vedette CAC 40 a gagné 105,17 points à 6.515,75 points, son plus haut niveau depuis le 29 avril. Après deux nettes hausses mercredi et jeudi, il termine la semaine en progression de 3,67%, sa meilleure performance hebdomadaire depuis mi-mars. Mais sur l'année, la cote parisienne lâche encore près de 9%. Suivant une ouverture en hausse, la Bourse de Paris a accéléré dans l'après-midi, après la publication de l'indicateur de l'inflation PCE, qui a montré un ralentissement de la flambée des prix sur un an entre mars (6,6%) et avril (6,3%) aux Etats-Unis. "Il y a trois facteurs de stress pour les marchés en 2022: l'inflation, la géopolitique et la Chine. On a enfin des signaux positifs sur le premier", a souligné Alexandre Baradez, analyste d'IG. Toutefois, il s'est bien gardé de s'emballer quant à la poursuite de cette tendance, car "les prix du pétrole ont du mal à se replier, et on a besoin de plus de données pour confirmer que le pic est dépassé. Les volumes (des échanges) ne sont pas considérables", à 3,5 milliards d'euros vendredi. Par conséquent, "cela ressemble plutôt à des achats à bon compte" sur des secteurs en souffrance cette année, notamment le luxe. En zone euro, l'indicateur de l'inflation, attendu mardi, sera très scruté. De plus, si la pression sur l'inflation s'allège quelque peu, permettant d'envisager un tour de vis moins strict des banques centrales, l'activité économique continue de donner des signes d'essoufflement. Ainsi, la confiance des consommateurs américains s'est fortement dégradée en mai, à cause de l'inflation et de la hausse des taux d'intérêt, selon l'estimation finale de l'enquête de l'Université du Michigan publiée vendredi, confirmant l'estimation préliminaire publiée en milieu de mois.Le luxe guide la Bourse de ParisLe secteur de luxe, poids lourd de la cote parisienne, a enchaîné une deuxième séance de forte hausse, dans le sillage d'un fort rebond de Richemont à la Bourse de Zurich (+9,55%). LVMH a pris 3,89% à 593,40 euros, Kering 4,55% à 489,00 euros et Hermès 4,45% à 1.092 euros. L'Oréal a grimpé de 4,12% à 324,80 euros, porté également par les espoirs que la situation en Chine s'améliore, selon Alexandre Baradez. Maisons du monde s'écrouleMaisons du Monde s'est effondré de 26,91% à 12,93 euros, après que le distributeur de meubles et d'objets de décoration a dit prévoir désormais une baisse de ses ventes cette année, s'inquiétant de la flambée de l'inflation.Euronext CAC40fs/kd/er